Serge Simonotti

    Il ne peut y avoir aujourd’hui l’approche d’un autoportrait idéal alors que l’enseignement qui se diffuse ne tient plus en ce que nous nommons « l’idée d’être » ou « considération de soi » – (qui occasionne toutes les recherches possibles et imaginables allant d’une « idée » qu’un être a de lui-même, vers des « idées » que d’autres ont d’eux-mêmes) – mais tient entièrement en la « Raison d’Être », une Raison Originelle qui fait que l’on soit, que quelque chose-lié à un corps physique et à un corps psychique – se ressente « être ».

    Il s’agit donc bien d’un zénith, il s’agit bien de marcher au-dessus de notre propre tête, au-dessus de notre terre psychique. Que reste-il alors ? Sinon un désert de tentations et d’épreuves en premier lieu. Un véritable désert en tant que premier jardin en lequel des semences neuves, des semences propres pourront ouvrir les portes d’une nouvelle naissance, les portes d’une Connaissance Ontologique dévoilant la Raison d’Être commune en chacun et chacune.

    L’Homme, placé dans le cycle de l’évolution, est une Semence Nouvelle, le possible d’une nouvelle fructification, le possible de nouveaux fruits. Le seul libre arbitre qu’Il détient est de dire « non ! » à tout ce qui le pousse sur des sentiers de perdition.

    Quant est-il donc, en ce cas, de Serge Simonotti ? Hormis son propre dénivelé historique dont presque la totalité de la mise en forme s’est désintégrée sur les étagères d’une mémoire en cours de désintégration, ne reste que l’Aujourd’huidécisifdénudé à la juste école -véritable tondeuse- d’une existence dévorée à pleine dents : l’erreur, la tentation de tout mais la lucidité d’un repentir lumineux, le courage et la paralysie, le doute et l’enthousiasme, l’écroulement et l’élévation, la marche verticale et la chute, et cette triple grâce : avoir eu toutes les maladies guéries par l’homme Jésus dans les 4 évangiles, reconnaître presque instantanément la vanité d’être, l’idée d’être en la considération de soi, et voir pleinement, après la croyance tenace en une liberté d’action, que l’on a toujours été mené par le bout du nez.